APPEL

Je nous invite à nous asseoir, à nous interroger sur le sens de cette profonde crise en apparence sanitaire jusqu’à faire silence, pour entendre surgir la réponse (au-delà de toute intelligence) ; cette réponse porte du sens pour chacun de ceux qui voudront jouer le jeu.

Et puis quand chacun sera face à ses réponses peut-être pourrions-nous nous asseoir ensemble pour être devant de nouvelles questions. Celles qui nous mettent devant cette crise sanitaire collective et où les « bonnes volontés » de chacun tenteront d’être au service d’une rénovation de la « Médecine ». D’une médecine à construire dans un partage de nos réponses à chacun.

Au milieu du brouhaha ambiant, des avis des uns et des autres, des décisions qui engendrent cris et grincements de dents, n’est-il pas temps de faire silence ? De faire taire ressentiment, révolte, abattement et chagrin pour entrer pas à pas dans ce silence.

Une seconde fois notre existence habituelle est mise entre parenthèses…pour souffrir cet « enfermement » ou en faire une occasion, voire une opportunité de retour à soi, à l’essentiel de son existence. Et si chaque détail – qui nous choque ou nous agace à priori – portait sa part de message ? Et si nous lisions vraiment tous ces événements, derrière les apparences extérieures, n’aurions-nous pas des indications pour une vie plus juste, individuellement, collectivement et tous ensemble.

Chaque maladie – lorsqu’elle touche un individu – est à la fois un « désordre » apparent d’une « homéostasie » du corps ou de l’esprit. Mais aussi un événement survenant dans l’actualité d’une existence. Et c’est cet événement venant troubler un certain ordre qui nous invite à en chercher le sens ; pour cela il est nécessaire de changer de regard sur l’événement, de se servir de ce qui arrive comme étant un reflet visible d’une part plus intime (invisible) de nous-même.                                                                                                                                              La question pourrait se résumer ainsi : De quelle souffrance d’être cette maladie est-elle le reflet ? Et l’on peut se poser ainsi la question face à l’événement Coronavirus tant au plan individuel, que l’on atteint physiquement ou psychiquement (la peur de la maladie étant une atteinte psychique.) De quel « désordre » est atteint « l’être humain » dont le Covid est le reflet ?                      Pour recevoir des réponses sans doute faudra-t-il sortir des émotions et des jugements qui nous obstruent la vue…

Chaque maladie, lorsqu’elle touche un être humain invite à deux grandes questions :

– La première : où sont mes « erreurs » qui ont conduit à cette maladie, erreurs dont je suis innocent tant je vivais dans une certaine ignorance de ce qui m’anime en réalité, obnubilé que je suis par les seules circonstances extérieures de mon existence, et à distance de moi-même et de ce qui sommeille en moi.

  • La seconde : à quelle évolution me convie cette maladie, où est-ce que ma vie est invitée à aller vers un plus juste qui doit tenir compte des impératifs actuels personnels et sociétaux, mais aussi d’un nécessaire accomplissement de mon être ?

Entendons-nous bien, nous sommes tous atteints par le Covid 19 que nous soyons jeunes ou vieux, positifs ou négatifs, c’est de l’Homme malade que cette pandémie est le reflet. Et à cet endroit nul n’est épargné.                          Laissons les politiques et les « scientifiques » se dire et se contredire. Et plutôt que de suivre aveuglément un conseil scientifique et un conseil de défense, essayons de faire naître en nous et entre nous un Conseil de Sagesse.

Et cela commence toujours de soi à soi. Que me dit le Coronavirus à travers tous les désagréments qu’il provoque ?

  • Tu es confiné, n’est-ce pas pour revenir à l’essentiel, au sens même de ton existence ?
  • Tu es touché par ceux qui sont en détresse face à cette crise, leur apportes-tu apaisement et comment ?
  • Tu es condamné à porter un masque, mais que fais-tu pour te dévoiler vraiment dans ce que tu es dans tes profondeurs ?
  • Tu es privé du superflu, sais-tu revenir à l’essentiel de ta vie, ce à quoi tu sers dans ton existence ?

Le propos n’est pas de partager les réponses à ces questions, mais de tenter d’être « contagieux » de ce questionnement, ensuite libre à chacun d’en suivre le chemin. Et si d’aventure nous apparaissent des réponses qui méritent d’être partagées, restera à nous parler pour agir ensemble.

La Leçon du Coronavirus

Gestes barrières, distanciation sociale, masque et gel hydro-alcoolique…Cicatrices de la pandémie, mais aussi angoisse de la seconde vague, recommandations incessantes et médiatisation de la peur du retour de cette « peste »…Et puis toutes les manifestations secondaires, refus du port du masque, la « guerre de la chloroquine », les comptes demandés aux gestionnaires de la crise sanitaire soi-disant sans précédent…

Tout cela interroge. Quel enseignement avons-nous vraiment tiré du coronavirus ? Allons-nous enfin accepter que toute « maladie », au-delà de ses manifestations et ses apparentes causes extérieures, est porteuse de sens et d’enseignement.Et pour que cette pandémie soit encore autant présente dans nos esprits, n’est-ce pas le signe que nous n’en avons pas encore mesuré tout le message ?

Il faudra sans doute du temps pour que chacun de nous s’interroge et qu’ensemble, nous nous questionnions sur cet événement. Je ne crois pas que nous serons « guéris » de cette maladie uniquement par l’apparition d’un traitement miracle, ou par un vaccin salvateur. Mais par un profond « chemin de guérison » individuel et collectif.

Que dit cette « cicatrice » qui demeure et qui nous dit :  » Tu n’es pas encore guéri, Homme ? « .

Elle dit d’abord : prenez-soin de vous, mais comment prendre soin de soi vraiment si l’on ne mesure pas pleinement qui l’on est avec le bagage de notre passé (individuel ou collectif) et avec l’espoir d’un accomplissement de notre être, et de l’humanité.

Elle dit aussi : prenez soin les uns des autres : Quel souci avons-nous vraiment des autres ? Ne sommes-nous pas entrés dans un égoïsme féroce et un ostracisme profond qui nous isole les uns des autres, ou qui nous relie à des amis virtuels ?

Elle nous interroge aussi sur les fondements de notre système de santé. Nous avons fait de la santé un « bien de consommation », n’est-il pas temps d’en faire une démarche active et responsable pour chacun de nous, que ce soit dans un souci d’hygiène juste, ou dans une volonté de faire de la maladie une occasion d’entreprendre un profond « chemin de guérison » individuel ?

Elle interroge les soignants sur leur vocation mais plus encore sur leur essence même. Nous avons choisi d’être au service d’êtres en souffrance, mais que savons-nous en vérité de ces êtres ? Que percevons-nous réellement des ces êtres ?

Ce que nous disent notre sens cliniques, et nos appareils sophistiqués qui nous offrent de réels moyens de diagnostic face aux maladies. Mais est-ce suffisant ? Que savons-nous de ces « êtres » en souffrance qui nous appellent ?

Peut-être est-il temps que s’instaure un véritable et profond chemin de guérison des soignants, quand il s’agit, en plus de ses capacités de performance professionnelle, de grandir en Connaissance de l’Homme, et en compassion profonde issue de son propre cheminement intérieur.

N’est-ce pas l’heure de s’engager dans une voie de renouveau des « Hommes-Médecine », avec la dimension d’Être qu’ils pouvaient avoir dans les anciennes traditions, enrichie de tous les moyens de la modernité et d’un élargissement de la Connaissance de l’Homme ?

Et puis l’on ne peut faire abstraction du bienfait pour l’environnement produit par le confinement. Là aussi nous sommes interrogés sur l’Homme dans une dimension éco-systémique, et une question se pose : un homme qui transforme sa maison en poubelle est-il en bonne santé ?

Au final, cette « maladie » qui nous invite à grandir nous interpelle d’abord à titre personnel, puis à titre collectif quant à notre organisation de santé et quant à la façon dont nous nous comportons avec notre système de santé, mais aussi à titre planétaire sur la tenue même de la bonne santé de notre planète, dont nous sommes responsables. Et si elle nous interrogeait fondamentalement sur la réelle « Bonne Santé Humaine »?

Appel à la responsabilité

La crise sanitaire actuelle interroge profondément l’Homme sur son devenir et sur le devenir de la vie sur Terre.

Face à cette crise sanitaire des voix se lèvent et invitent chacun à sa responsabilité quant à la protection de sa santé, quant à la propagation du virus.

Des voix se lèvent qui annoncent que des comptes seront demandés (il faut désigner des « responsables » et ils auront des comptes à rendre).

Des voix se lèvent pour dire qu’après ne pourra plus être comme avant, et là aussi il faudra être responsable pour construire cet après.

Mais en réalité cela nous renvoie chacun à notre propre responsabilité quant à cette crise majeure, à la fois dans la survenue de cette crise et dans le face à face avec cette crise.

Cette crise est sanitaire, elle interroge l’homme sur la réalité de sa santé. Et si nous acceptons de répondre à cet appel, cela nous engage à nous interroger quant à la conduite de notre santé individuelle, et sur notre rôle dans la santé collective des hommes. Car il est aussi de notre responsabilité de construire un après plus sain et plus juste.

Il est sans aucun doute temps de passer d’un « soin médical » pour aller mieux à un « prendre soin » pour être mieux, au dehors comme au dedans.

Mais avant cela il faut convenir de ceci : rien ne sert de détourner le regard, il est temps de se mettre face au miroir. Rien ne sert de s’accuser les uns les autres, à chacun de balayer devant sa porte et d’assumer sa responsabilité quant à cette crise. Pour cela il faut donc prendre le risque du miroir sans concession, préalable nécessaire à la construction d’un juste prendre soin de soi, des autres et de la planète.

Tout commence par « prendre soin de soi » comme un terrain d’apprentissage pour ensuite se tourner vers les autres et vers la Terre. (Ici nous allons tracer les grandes lignes du prendre soin, cela sera illustré de façon concrète dans la rubrique « Partage ».)

Prendre soin de soi, c’est d’abord prendre soin de son corps, sans attendre qu’il cafouille, mais en étant attentif à ses besoins. Par exemple, dans l’activité physique, il s’agit non pas de « je dois faire du sport » mais bien de sentir de quoi mon corps a besoin dans l’instant. Ceci demande une écoute attentive et bienveillante. S’asseoir cinq minutes et s’interroger, faire silence intérieur pour sentir ce à quoi ce corps aspire. Il en va de même pour son alimentation ou ses repos. Non pas « faire un régime », mais sentir quelle est la juste alimentation de ce corps. Et cela se pratique jour après jour, sans programme préétabli. Chaque jour un temps d’écoute et de réalisation de ces besoins du corps.

 

Prendre soin de soi, c’est aussi prendre soin de son intériorité, se sentir en paix avec soi-même. Et dans le contexte où nous sommes on peut s’interroger sur ce qui est « faux » dans son existence, En commençant par : Quels sont mes manques, pour aller vers le plus juste.

Prendre soin de son intériorité, c’est là aussi une écoute attentive et bienveillante à ce qui souffre en nous, pour ensuite trouver un soulagement à ces souffrances intimes. Prendre soin de son intériorité, c’est un pas à pas de découverte de sa propre intimité, c’est un voyage à la découverte de son âme.

Il y a une chose étrange dans cette pandémie, les enfants ne sont quasiment pas touchés. Comme s’il nous était indiqué que l’enfance de l’Homme est protégée, et qu’il fallait retrouver cette innocence et cette pureté de l’enfance mais de manière plus consciente Perdre une certaine « intelligence scientifique et docte » pour entrer dans un monde de perception sans commentaires et sans analyses.

Prendre soin de soi, c’est enfin prendre soin de son être essentiel, non pas seulement son apparence extérieure mais du sens même de son existence. Ainsi nous sommes tous touchés par cette crise du coronavirus et ses conséquences. Quel est l’après que nous allons mettre dans nos existences et dans un partage avec les autres ?

Quelle contagion de bonne santé vais-je être ?

Cela demande de rentrer encore plus en soi, dans un silence et dans un état d’écoute pour sentir au plus profond ce qui va construire ma bonne santé essentielle.

En tout état de cause, s’il nous est demandé de rester chez nous, il semblerait que de façon plus discrète et subtile, il nous soit demandé d’entrer en nous pour entendre ce qui serait juste et bon pour mon corps, pour mon âme et pour mon esprit.

Et si la nouvelle bonne santé humaine était à ce prix ?

Non pas en réglant des comptes, mais en nous invitant une nouvelle façon d’être sain de corps et d’esprit.

Coronavirus, quel est ton message?

Coronavirus : Quel message nous envoies-tu ?

Devant ce phénomène qui vient toucher le monde, je ne manque pas de m’interroger.

Depuis des années je vis avec cette certitude aussi bien personnelle que dans mon exercice de médecin. Depuis des années je le vérifies sans cesse: « aucune maladie n’est le fruit du hasard et des circonstances extérieures, elle est toujours le reflet d’une souffrance intérieure jusque là méconnue; et chacun peut tirer un enseignement de la maladie qui l’atteint pour sa santé et son existence ».

Loin de vouloir jouer les oracles, je voudrais simplement partager comment je perçois  cette pandémie

Partons des faits :

C’est un virus qui « attaque » le système respiratoire jusqu’à pouvoir provoquer une insuffisance respiratoire.

Il a surgi dans une zone de la planète souffrant d’une pollution majeure.

Il se répand dans le monde entier, pas après pas et d’abord dans des pays grands consommateurs, et grands pollueurs.

Et s’il ne soulignait que le monde devenu irrespirable et interrogeait l’homme sur sa responsabilité quant à ce monde « irrespirable » physiquement, psychiquement et spirituellement ?

Ces faits me mettent devant mon intime conviction: notre planète est devenue irrespirable et nous en sommes tous responsables. Ma responsabilité quant à ce monde irrespirable me semble impliquée dans trois domaines : physique, psychique et spirituelle.

Avançons d’un pas, pour tenter d’apercevoir la nature de ces trois irrespirables

  • L’irrespirable physique : entre grandes pollutions et réchauffement climatiques, déforestation massive et incendies nous rendons la Terre irrespirable. Les poumons de la Terre que sont les forêts sont en dangers. Il y a peu un bulletin du conseil de l’ordre des médecins titrait : « L ‘homme malade de l’environnement ». Et si c’était plutôt l’environnement malade de l’homme?
  • L’irrespirable psychique : entre « manipulation émotionnelle véhiculée par médias et réseaux sociaux, et ostracisme gagnant de toute part (c’est le règne grandissant du chez moi qui exclue l’autre).
  • L’Irrespirable spirituel : une grande majorité d’humains ont délaissé les valeurs humaines, spirituelles. Nous avons mis de côté notre inspiration, notre souci de l’autre et de la Vie sur Terre. Nous sommes de plus en plus accros aux écrans.

Ce virus nous met en arrêt : un grand stop dans nos vies est réclamé.

Un arrêt pour tourner en rond et s’angoisser ou un arrêt pour se mettre devant des questions essentielles ? Un arrêt pour aggraver notre téléphonite pour ne rien dire ou pour nous dire les uns aux autres dans des mots essentiels?

Toute maladie, qu’elle soit individuelle ou collective nous met devant des questions qui n’auraient pas pu se poser autrement (de quoi suis-je vraiment malade ? Et quels sont mes actes pour construire une réelle « bonne santé humaine » ?)

Il ne s’agit pas de dire voici ce qu’il faut faire et ne pas faire, mais seulement de témoigner comment – dans un souci de cohérence avec la conception de la médecine qui m’habite – j’essaie de tirer un enseignement de cette maladie collective, qui me concerne aussi individuellement.

Comme avec toute maladie, mes questions surgissent pour tenter de faire de ce virus un messager qui m’invite à me poser devant mon existence et à la conduire vers une « meilleure santé ». Je vous partage mon cheminement, mais à cet endroit chacun le sien :

  • Quelle nouvelle respiration ai-je à mettre dans ma vie physique ?
  • Une juste alternance entre « nécessités matérielles et prendre soin de mon corps dans une hygiène de vie plus juste ; activités physique, alimentation juste, et repos. C’est un premier acte d’un chemin de guérison auquel l’évènement virus me convie, prendre un vrai soin attentionné et aimant de mon corps.
  • Où est-ce que mon existence est dans un certain irrespirable psychique ou affectif ?
  • A cet endroit je m’arrête sur mes pensées, mes peurs (et c’est d’actualité en ce moment), mes révoltes, mes agacements et mes petites guerres avec les uns ou les autres. Là aussi un chemin de guérison m’attend pour donner sens à ces maux intérieurs et trouver des actes qui soignent mon « âme ».
  • Où est-ce qu’il manque à mon existence une respiration spirituelle, un nouveau souffle, une inspiration profonde qui donne sens à toute mon existence jusqu’à consacrer ma vie à cette cause qui me concerne ? N’est-ce pas le but ultime de tout « chemin de guérison » que de rencontrer le fond même de notre venue sur Terre et de l’accomplir, pour prendre soin des hommes, ou de la vie sur Terre ?

Alors, pour répondre à ces questions qui n’en finissent pas d’engendrer des réponses jour après jour, je n’ai plus qu’à faire ce qui est demandé à tous aujourd’hui créer des temps d’immobilité et de silence pour entendre ce qui parle en moi et pourrait conduire mon existence.

Ne nous y trompons pas, ce n’est pas simplement parce que nous allons rester confinés que nous vaincrons le virus, c’est aussi parce que nous ferons de ce temps d’arrêt une occasion de nous mettre devant nos questions essentielles que nous aurons une chance d’accéder à la réalité de la Guérison, guérison individuelle et collective. Et même si nous sommes chacun enfermés dans nos maisons, nous pouvons nous entraider grâce à ce que nous offre le monde moderne de moyens de communication. Partageons en sincérité nos questions et laissons-nous inspirer pour trouver des réponses.

Au-dehors il y a des gestes barrières et si au dedans il fallait faire tomber nos barrières et nous aider les uns les autres pour avancer sur un chemin de guérison qui concerne aussi l’humanité ?

Bien sûr qu’au-delà de nos questions personnelles, nous devrons nous mettre devant l’état de santé du monde dans lequel nous vivons et de la planète qui nous offre le gîte et le couvert…

Voici les questions qui m’habitent et aux quelles je suis loin d’avoir des réponses. Mais, je sais aussi que pour le pratiquer depuis de nombreuses années, les questions sincères attirent tôt ou tard des réponses de Vérité.

Allons nous apprendre à prendre soin les uns des autres dans une consommation et une production plus juste, et dans un retour à des valeurs essentielles d’humanité profonde; et cela on peut le commencer dès aujourd’hui.

Allons-nous – au-delà de cette épidémie – prendre l’habitude de nous rencontrer pour nous mettre face à nos questions essentielles et nous entre-aider dans un souci de réponses de vérité profonde ?

Allons-nous prendre soin de la planète et de la vie qu’elle abrite ?

Chacun de nous pourrait déjà prendre soin d’un lopin de terre avec attention et gratitude.

Le Coronavirus interroge aussi notre système de santé.

Voici depuis un moment que les urgences sont saturées, avec des cris d’alarme des professionnels.

Le coronavirus ne fait qu’accentuer le phénomène.

Notre médecine était surtout organisée pour seulement répondre à la maladie et surtout quand elle se déclare de façon parfois brutale.

Il lui manque une part d’humanité, qui intègre l’être humain dans toutes ses dimensions et qui conduise en plus de la médecine de soin à médecine du prendre soin, qui conduira à une pédagogie de la santé qui permettra à chacun de devenir acteur responsable de sa santé.

Beaucoup de recours aux médecins et aux urgences ne sont pas dus seulement à la maladie mais aux angoisses que la maladie réveille, et un certain nombre de manifestations pathologiques sont liées à une gestion parcellaire de sa santé ; à une absence de mise en sens et d’accompagnement humaniste.

Le monde de la santé fait bloc aujourd’hui, je ne peux que souhaiter qu’après cette crise il fasse chorus pour envisager enfin une autre « médecine », une médecine de l’homme responsable et adulte. Une médecine qui accorde une place aussi importante à soigner les malades qu’à leur apprendre à prendre soin d’eux en conscience. Le coronavirus ne fait que rendre encore plus visible la profonde crise du monde de la santé, mais il y avait déjà les signes avant, urgences saturées, burn-out des soignants et querelles de chapelle ; tout sera sans doute à repenser et il faudra entendre toutes les voix…Quand cette profonde poussée de fièvre sera passée.

En attendant prenons soin des soignants qui sont sur le terrain, ne les saturons pas de nos appels superflus, cherchons chacun à nous mettre face à notre propre « maladie » en profitant du confinement pour apprendre à prendre soin de nous, corps, âme et esprit ?

Et si nous avons une foi, prions pour eux et pour ceux qui sont atteint.

Hommes-Médecine, Sortez de l’Ombre !

L’Avenir de la Médecine est sombre ; et pourtant on nous annonce des lendemains qui chantent.
N’est-ce pas plutôt le chant du cygne pour la Médecine des Hommes, et le début du chant de gloire pour la Médecine des Machines ?
Elevons les yeux et posons notre regard sur le paysage de la Médecine.

N’assistons-nous pas à la main mainmise sur la santé des grandes banques de données qui vont peu à peu tout décider ?
Diagnostiquer les maladies, établir des pronostics et des protocoles thérapeutiques. En faisant fi des désordres statistiques ; au diable la personne, au diable l’individu. Continuer la lecture de « Hommes-Médecine, Sortez de l’Ombre ! »